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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 17:04

Je viens d'apprendre par le Dauphiné libéré le décès de Robert Bouvier, Bob, qui fut maître d'application à l'école de la rue Pargoud pour l'École Normale d'Albertville. C'est l'endroit où les Normaliens faisaient une partie de leurs stages pédagogiques lors de leur année de formation professionnelle, la quatrième année.

Robert Bouvier et son épouse, faisaient partie des piliers de cette équipe pédagogique qui apprenaient aux normaliens les bases de la pédagogie pratique de l'époque. Je n'ai pas fait partie des stagiaires de Bob, comme nous l'appelions parfois, mais les copains qui travaillaient avec lui semblaient avoir plus de chances de bien réussir leur CAP (Certificat d'Aptitudes Pédagogiques) que ceux qui avaient eu d'autres maîtres d'application. Sa réputation était d'être un maître qui avait de bonnes méthodes et savait les transmettre. Il avait aussi de très bonnes relations avec Raymond Noël, le directeur de l'École Normale qui essayait de nous sensibiliser à l'Enseignement individualisé prôné par l'Institut Dottrens à Genève. Je crois que c'est une méthode que Robert Bouvier pratiquait.

Je présente à sa famille et en particulier à leur fille, Danièle Vallin, au nom de notre amicale, nos sincères condoléances.

Je laisse ces colonnes ouvertes aux copains qui voudrait apporter leurs témoignages. M'écrire à l'adresse : e.n.albertville arobase free.fr.

Petit additif : Danièle Vallin nous avait envoyé la liste de la 83ème dont Bob faisait partie. Leur devise était “Chante la joie et souris à la vie” c’était au lycée de Chambéry de 1944 à 1947.

Daniel Bret

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 08:26

Claudine Coussedière qui fut professeur de pédagogie à l’École nous rappelle les conditions particulières dans lesquelles elle se trouva avec cette nouvelle fonction. Je la remercie vivement de nous avoir autorisés à publier ce courrier qui n'était pas prévu pour cela au départ :

Platon.jpgAu regret de ne pouvoir participer à cette grande réunion des amis de l’École Normale pour cause de petits enfants nécessiteux en grands-parents en Alsace, je tiens à saluier cette bonne initiative ; ainsi que les participants au rassemblement. Je leur adresse un message de  sympathie et d’amitié. Je suis sûre qu’en cette occasion le présent s’efface et qu’avec les saluts, les “bonjour” renaît un peu du passé vécu dans les bâtiments qui accueillent la section de ski de haut niveau, aujourd’hui… digne descendance pour l’École.

Pour ma part : je me souviens de mon arrivée en 1969. Jeune professeur de philosophie au lycée, appelée à participer à la formation des maîtres, en psychopédagogie, alors que je n’avais reçu moi-même aucune formation que celle trouvée dans les lectures de Platon, Descartes, etc… Oui, c’était en 1969 et tous nous étions dans la fièvre du changment. En fait  : nous nous “auto-formions réciproquement”. Il y avait un creuset d’idées novatrices, dont certaines feront long feu ; mais aussi une réflexion féconde sur les apports de la tradition.

Descartes.jpgÀ cette époque - pas tout à fait “normale”, la voie n’était cependant pas dans le “hors-normes”. Tous, instituteurs chevronnés, maîtres d’application, élèves-maîtres (disait-on encore) et les diverses équipes de formation, s’employaient à ouvrir des chemins.

L’École Normale était le lieu pour ça. Bien nommée donc : École où l’on cherche des règles, et bien-aimée, même si parfois critiquée. Il n’est que de penser aux multiples occasions festives ou studieuses qu’elle offrait alors dans un “savoir-être ensemble” que l’individualisme contemporain malmène trop souvent ;  et pas seulement au foot ! Aujourd’hui également, l’École et la société, s’interpellent, se questionnent sans cesse. Trouver des réponses, dans l’innovation et la tradition, par un travail collectif, c’est faire vivre l’esprit de l’École Normale. Puisse-t-il survivre dans l’Institution et autour d’elle. (1)

1) mais que sera-t-elle ? Avenir IUFM, etc…?  Incertitude…

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 00:00

 

Un document exceptionnel et une grande émotion

Paul Cottarel, qui est le premier a m'avoir écrit pour dire qu'il souhaitait faire partie de notre commission qui va se pencher sur l'histoire de notre École Normale, m'envoie un document qui rappelle le décès de Raymond NOËL, l'homme qui marqua profondément toutes les promotions d'après guerre jusqu'à sa disparition.

 

Tu trouveras ce document en image réduite ci-contre, mais en cliquant dessus tu peux l'agrandir. Il s'agit d'un article du Dauphiné Libéré du 30 janvier 1964. On peut reconnaître Albert Loisy et M. Flandin de chaque côté du véhicule funéraire.

19640130 DL obsèques 119640130-DL-obseques-2.jpg

 

Pour la petite histoire : un carambolage

Pour la petite histoire : un souvenir que j'en ai est gardé est mon arrivée à la porte d'honneur au moment où Raymond Chauvineau et Albert Loisy, entre autres, attendaient les personnalités. Je venais annoncer le carambolage qui avait eu lieu après le Pont Royal sur la route verglacée et excuser le retard de nombre de collègues. Grâce à ma 2CV j'avais pu passer sur le bas côté et éviter les voitures qui me précédaient. Les collisions en chaîne, heureusement sans gravité, commencées avec un poids lourd qui s'était mis en travers de la route, s'étaient répercutées sur des dizaines de voitures. Les personnes qui sortaient des voitures pour constater les dégâts commençaient pas se serrer la main, c'étaient tous des pédagos qui se rendaient à Albertville. Une journée qui coûta cher à la MAIF.

 

Merci aux contributeurs
Nous sommes bien sûr preneurs de toutes les informations de ce type qui permettent de jalonner cette histoire, et je remercie tous ceux qui se sont déjà manifestés avec des photos de normaliens ou de documents anciens.

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 09:51

Notre projet de travailler sur l'histoire de notre École Normale vient de faire un sérieux bon en avant. Nous avions pensé que Michel Étiévent allait s'attaquer à cette question avec le dynamisme et le talent que nous lui connaissons, mais il avait d'autres projets en cours et ce que nous lui proposions était peut etre un peu trop lourd.

 

Nous avons eu récemment un contact avec Michèle Mestrallet, historienne, et fille de Marcel Mestrallet. Celui-ci fut Inspecteur départemental, et surtout Directeur de l'École Normale en 1941, au moment où elle fut fermée par le gouvernement de Vichy. Donc Michèle est née à l'École Normale ce qui est un lien fort. Elle se propose de participer à nos recherches. Beaucoup d'entre nous la connaissent et l'apprécie pour sa compétence et ses engagements personnels.

EN Soffray 23

 

J'ai donc accepté sa proposition au nom de notre Comité d'organisation et nous allons mettre en place une Commission "Histoire de l'École Normale d'Albertville" à laquelle sont invités tous les anciens normaliens qui seraient intéressés. Michèle qui a de nombreux contacts dans ce domaine a déjà eu une réponse favorable d'André Palluel-Guillard dont le père fut instituteur à l'École Waldeck à Chambéry, et aussi de Mlle Besson, historienne, et ancienne IDEN, sauf erreur. Enfin, nous espérons que Michel Étiévent voudra lui aussi faire partie de ce collectif. La porte est ouverte…

 

Par ailleurs je remercie aussi les copains qui nous transmettent des documents anciens, et Henri Bernard-Bernardet qui vient de baliser pour nous l'accès aux archives de l'Ecole Normale.

 

Je propose à tous les anciens qui voudraient participer à me l'écrire dès que possible pour que l'on puisse former ce groupe dès que possible (Daniel BRET e.n.albertville (arobase) free.fr)

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 17:17

Voici quelques nouveaux points de repères qui permettent de saisir l'ampleur de la tâche qui nous attend si nous voulons nous pencher sur l'histoire de notre École Normale.

 

Premier point, notre ami Gilbert Muraz qui, malheureusement ne pourra pas participer à notre rencontre, nous donne deux adresses internet précieuses sur le site de l'AREDES (Association pour la Recherche et l'Entr'aide Dans les Fonds Documentaires Savoyards dont le président est Jean-Pierre Dubrulle) :

http://aredes.sabaudia.org/instituteurs.pdf et http://aredes.sabaudia.org/institutrices.pdf

Ces deux adresses nous font découvrir la liste des instituteurs de Savoie nés entre 1831 et 1882 et des institutrices nées entre 1802 et 1883. Merci du tuyau et de l'info sur cette association savante que je ne connaissais pas.

 

Second point, j'ai préparé une liste théorique des promotions au fil des décennies. Certains de nos amis savent quelles années ils ont passé à l'École Normale mais ne se souviennent plus de leur promo. Cette liste a sans doute des points inexacts mais pourra être "recalée" en fonction des informations complémentaires. Je suis parti de la promotion 100 pour calculer les autres.

 

Enfin Louis Bertrand nous fait parvenir un extrait de délibération du Conseil Municipal d'Ugine du 12 Mars 1979 qui nous donne une idée de la date où le Ministère de l'Éducation Nationale se proposait de fermer notre école.

Le Conseil Municipal :

- considérant que la fermeture due l'École Normale d'Instituteurs d'Albertville est une mesure s'inscrivant dans la dégradation des conditions d'enseignement,

- considérant de plus que cette fermeture entraînera de nombreuses difficultés pour les élèves-instituteurs de la région qui devront abandonner la perspective de devenir enseignant, ou s'inscrire dans une École Normale très éloignée de leur domicile,

DEMANDE le maintien de l'École Normale d'Instituteurs d'ALBERTVILLE et PROTESTE énergiquement contre toute mesure tendant à diminuer la qualité de la formation des enseignants.

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 17:23

Suite au premier article paru dans le Dauphiné Libéré, une enseignante retraitée de Grésy sur Aix, Madame Lydie Valette, nous a téléphoné pour nous parler de l’École Normale telle que son mari, Palmyr VALETTE, de la 72 ème promotion (1933-1936) l’avait connue. Elle a ensuite rédigé un article expliquant le passage à l'École Normale vers 1936.

Mme Valette nous a prêté la photo de la promotion en question. Palmyr VALETTE est le jeune homme à lunettes, au second rang, tout à droite. Dans sa promotion il y avait 18 élèves, la plupart issus de milieu ouvrier, par exemple de la SNCF. En même temps, Madame Valette nous a remis un exemplaire des célèbres “Code Soleil” de 1936, intitulé en fait “Le livre des instituteurs” écrit par Joseph SOLEIL (Chef de bureau honoraire au Ministère de l’Éducation Nationale, Chargé des conférences de Législation scolaire aux Écoles Normales supérieures de Fontenay et de Saint-Cloud).
100430-Valette-72eme.jpg
L’entrée à l’École normale se faisait sur concours. Les élèves scolarisés dans des écoles primaires supérieures ou dans les cours complémentaires, préparaient le concours d’entrée après l’année du Brevet élémentaire (16 ans). L’âge limite pour se présenter au concours était 19 ans. Le normalien s’engageait pour dix ans envers l’État.

À l’EN, les études duraient trois ans. On préparait le brevet supérieur, chaque année se terminant pas un examen portant sur les matières du programme.
1ère année : sciences. Examen oral.
2ème année : examen écrit, mathématiques, sociologie,
3ème année : examen écrit, français, pédagogie et sciences.

Pendant ces trois années, l’élève normalien effectuait plusieurs stages d’une semaine dans une classe des écoles primaires de la région albertvilloise. Sous la conduite de maîtres expérimentés et compétents, le jeune normalien apprenait son futur métier “sur le tas”. Il préparait des “leçons modèles” et perfectionnait ses notions pédagogiques.

La discipline était assez stricte, et la moyenne de 12 exigée chaque semaine conditionnait les sorties. Le futur instituteur devait être un bon élève, sûr de ses connaissances avant de devenir lui-même un enseignant. On ne badinait pas sur ce chapitre. Il y avait cependant quelques bons moments pour l’élève-maître, c’était le jardinage. L’EN avait son jardin et produisait ses légumes sous la responsabilité d’un chef jardinier qui, paraît-il, relâchait un peu la discipline.

À la fin de la 3ème année, nanti du précieux Brevet Supérieur, l’élève-maître terminait sa formation pédagogique dans une classe du département où, pendant un mois, il enseignait sous l’autorité d’un instituteur. Et c’était la première nomination, dans une classe rurale en général, parfois même dans une classe unique. C’était le moment de mettre en pratique tout l’enseignement de l’E.N., se présenter aux autorités locales, préparer sa classe pour la rentrée…

C’est au cours de cette première année que le jeune “pédago” passait son C.A.P. oral. Un inspecteur de l’enseignement primaire, accompagné de deux instituteurs, venait assister à une journée de classe, et notait le nouvel instituteur. L’entrée officielle dans le métier d’enseignant était notée sévèrement. Tout était jugé, français, calcul, histoire, géographie, sciences, mais aussi chant et gymnastique et des questions sur les devoirs et droits des membres de l’enseignement. Voir le “Code Soleil” que tout instituteur devait connaître. Pour la gymnastique, le normalien avait passé un examen spécial à l’École Normale.

Certains très bons élèves de l’E.N., dans une matière particulière, présentaient le concours d’entrée à l’École Normale Supérieure pour préparer un professorat. Plusieurs normaliens d’Albertville en suivi cette voie.

Lydie Valette le 30 avril 2010

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 17:43

1945 a vu la réouverture des Écoles Normales supprimées en 1940 par le régime de Vichy. L'École normale de Bonneville n'était pas en état de recevoir les normaliens de Haute-Savoie, nous avons rejoint à l'École Normale d'Albertville nos camarades normaliens de la Savoie (promotion 1942-1945) pour une année de formation professionnelle. Ont rejoint également l'E.N. quelques anciens élèves des promos 41-44 et 40-43 qui revenaient de l'armée ! Sont arrivés également, en première année, les Élèves-maîtres qui venaient de réussir un concours (promotion d'Antoine Soffray).

EN-Soffray-23.jpg

 

Notre directeur fu Monsieur GUILLAUME (IDEN) à titre transitoire. L'année suivante vit l'arrivée de M. NOËL. Et  notre prof de maths fut… un monsieur CUSSAC, qui est décédé récemment à l'âge de 98 ans, à la Maison de santé Claude Léger.

 

À la rentrée de 1946, j'ai réintégré la Haute-Savoie où j'ai enseigné jusqu'en 1965, date de mon arrivée à Frontenex par permutation (mon épouse était native de St Vital).

 

(je remercie vivement Julien de ce témoignage qui nous permet d'établir des repères pour une histoire de l'EN).

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 17:13
Salut les amis !
voici quelques adresses trouvées sur internet qui permettent de déjà explorer les traces laissées sur le net par notre École Normale d'Albertville. Je te souhaite de belles découvertes, il y a quelques perles rares qui commencent à éclairer notre histoire. Éventuellement si tu vois d'autres adresses intéressantes merci de me les communiquer.
En principe les liens ci-dessous sont actifs. Sinon, les copier et les coller dans la barre d'adresse de ton navigateur.

Note technique : quand tu es sur la page indiquée une recherche secondaire peut etre faite en tapant "Alberville" ou "École normale" dans le menu "recherche" de ton navigateur. Cela t'amènera à la ligne où se trouve le mot. Attention, ne pas faire une recherche "google" qui te donnerait d'autres sites possibles, et où il faudra trier de nouveau.
Cordialement
Daniel

Ecole Normale d'instituteurs d'Oran de 1933 à 1962. Promotion 47-51. Voyage 6.

L'actualité sur Albertville (73200) Loomji

Les 150 ans Chambé Aix

Lycée cherche futurs champions de ski - l'Humanite

Giffard Quillon 1904-1908 EN, tué en 1915

Persée : Portail de revues Jean LOUP, aixois et EN

René Gaillard prof EN 1938

ADELINE sur HISTOIRE ET SECRETS "clément brun"

Juillet botaniste prof EN 1930 ?

Chansons savoyardes - Ch.J.A Ferroud Chanaz

Paul Perrier - Wikipédia

Annonces légales 1884 transfert ?

Les Hôpitaux dans les EN en 1914-18

Panisset prof leçon athée

Goître 1860 sciences medicales v.23

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