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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 12:46

Bonjour,

Sur le site du Dauphiné, en page Faverges-Seythenex (nouveau nom de la commune (!! pas génial !!), les anciens de l'EN pourront y lire trois articles récents consacrés à mon dernier ouvrage "L'histoire de la Musique à Faverges / 1845-2016 / de la fanfare à l'harmonie"


L'école de Musique et l'Harmonie de Faverges  préparent un concert pour le dimanche 2 avril sur ce thème de la Musique depuis l'Antiquité dont une grande partie proviendra de mon ouvrage qui y sera présenté, avec l'appui d'une exposition de 5 à 10 panneaux sur le thème.

 

Voici des liens dirigeant vers mon blog et vers celui de mon club de collectionneurs "Histoire et Patrimoine des Sources du lac d'Annecy"

Bien cordialement
Bernard

Bernard PAJANI nous écrit…

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 08:44

Dans le Dauphiné Libéré du 13 février 2017, en page Chambéry, notre ami André Pallatier a fait une conférence sur Germain Sommeiller.

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 12:02

Je reprends un instant ce blog pour faire passer une information parue dans la presse ce jeudi 24 novembre. Notre ami Gilbert Bosetti a donné une conférence sur son livre autobiographique: "Un petit Dauphinois de l'Occupation à la Libération". Si nous avons d'autres informations sur cet ouvrage nous les publierons ici.

Bosetti à Montmélian

 

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 07:15

Nous apporterons bientôt sans doute plus de précisions sur cet important travail de recherche et de publication de notre ami André Pallatier. Dans l'immédiat voici, un peu tard, mais mieux vaut tard que jamais, un article du Dauphiné libéré paru hier annonçant

 

une conférence d'André à Chambéry, ce mercredi à 16 heures dans les locaux de l'Académie de Savoie.

 

L'adresse postale de l'Académie de Savoie étant la suivante Hôtel du département - BP 1802 - 73018 CHAMBERY CEDEX, j'imagine que les locaux de l'Académie de Savoie sont aussi dans ce lieu. Nos lecteurs ou lectrices intéressés auront peut être un commentaire sur ce blog donnant des précisions dans la matinée, mais le mieux est peut être de téléphoner à la préfecture pour se renseigner : 04.79.75.50.00.

 

Je serai preneur d'un compte-rendu sur cette conférence si un ancien normalien s'y rend.

141125-DL-Chy-conference-Pallatier.jpg

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 00:33

J'avais annoncé le livre biographique de Patrick Jagou sur notre ami Hubert Favre : "Hubert du Beaufortain".

Hubert dédicacera son livre à la Librairie Garin à Chambéry, Boulevard du Théâte, ce vendredi 23 avril de 15h à 18h. Voici les lignes écrites par l'auteur qui nous permettent de voir en quoi ce livre est aussi exceptionnel que le personnage présenté.biographie.jpg

 

Amis d’Hubert, bonjour !

À une époque où chaque jour apporte son tombereau de calamités (tremblements de terre, tsunamis, catastrophes nucléaires, guerres, etc.), enfin une bonne nouvelle !

En effet, je suis heureux de vous informer « qu’Hubert du Beaufortain » (sous-titre : « randonnée littéraire en 80 étapes sur le sentier de vie d’Hubert Favre »), le dernier ouvrage publié par les éditions Kahunavision, a reçu un excellent accueil dans les journaux locaux, comme vous pourrez le constater en consultant la mini-revue de presse que vous trouverez en pièce jointe.

Ce livre est avant tout le fruit d’une rencontre, celle d’un Beaufortain (Hubert Favre, fréquemment surnommé « l’Ambassadeur », « l’Indien » ou « la Mémoire du Beaufortain ») et d’un citadin, moi-même. 

Du mois de novembre 2007 à celui de mai 2009, Hubert et moi, nous nous sommes vus tous les lundis pendant une heure et demi à l’exception des vacances scolaires. Durant ces rencontres réalisées en apnée, en dehors de l’espace-temps, je l’ai aidé à accoucher de l’histoire (souvent drôle, parfois douloureuse...) de sa vie, devenant ainsi son confesseur-rédacteur. 

Peu à peu, au fil de nos entretiens, la confiance s’est installée. Et, au fur et à mesure, une petite musique à deux voix est née, au début ténue, puis de plus en plus hardie, petite musique dont j’ai essayé de retranscrire les notes sur le papier. 

Je l’avoue, le résultat est étonnant : il traduit assez fidèlement le plaisir que l’exercice nous a procuré, lui en me parlant, moi en l’écoutant. 

En ce début de XXIe siècle, le jeunisme ambiant essaie de nous convaincre que l’âge rime avec les mots "décrépitude" et "mort". La fréquentation de ce vieux jeune homme enthousiaste qu’est Hubert m’a rappelé qu’au contraire, l’âge est synonyme de sagesse. 

Lors de nos entretiens, à de nombreuses reprises, je me suis revu lorsque, enfant, j’écoutais religieusement mon grand-père maternel me raconter la guerre de 14-18 pendant des heures. Il était la voix et j’étais l’oreille. Il était le sage et j’étais le disciple. Lui prenait un plaisir manifeste à me raconter ce qu’il avait vécu de bon et de mauvais, à me décrire les chausse-trappes et les miracles de la vie. Quant à moi, il ne me serait pas venu à l’idée de mettre sa parole en doute : je buvais ses paroles, je m’en sentais nourri, fertilisé. J’avais l’impression que ses mots m’aidaient à grandir.

Et bien, voyez-vous, avec Hubert, j’ai retrouvé cette impression et tout le mal que je vous souhaite, c’est de l’éprouver à votre tour, car l’expérience que, lui et moi, nous avons vécue n’est pas anodine. Au contraire, ce dont il s’agit ici, c’est, ni plus ni moins, la transmission du savoir d’une génération à l’autre (Hubert a l’âge qu’aurait eu mon père s’il était encore vivant), c’est l’essence de ce que l’on nomme "lien intergénérationnel", car, dans nos entretiens, Hubert a donné le meilleur de lui-même.

Quelle est cette société qui juge ses cadres "trop vieux, trop chers" dès qu’ils ont atteint l’âge de 45 ans et qui cache ses aînés dans des mouroirs grimés en "maisons de retraites" ? Que peut-elle bâtir de solide si elle ne capitalise pas sur l’expérience des générations précédentes ? Rien. C’est la raison pour laquelle j’ai entrepris de réaliser des portraits de personnages de la trempe d’Hubert, magnifique spécimen de Meetchong technique, afin de laisser à notre descendance des cartes aptes à la guider sur son propre sentier de vie et quelques panneaux indicateurs qui fassent sens.

Si vous souhaitez vous procurer ce beau livre plein d’humour, de tendresse et d’humanité, il vous suffit d’imprimer la brochure électronique que vous trouverez aussi en pièce jointe et de me retourner votre bon de commande dûment rempli accompagné de votre paiement.

Merci d’avance !

Bien cordialement,

 Patrick Jagou.  


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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 00:00

  michel étiéventMichel Étiévent, l'écrivain du peuple et de la Savoie, que nous avons apprécié lors de notre première rencontre en juin dernier a écrit de nombreux ouvrages relatant la vie des ouvriers français et de leurs "meneurs". Dans la période où nous vivons je recommande la lecture de son ouvrage « Marcel Paul, Ambroise Croizat, chemins croisés d’innovation sociale». Quelle belle leçon sociale. C'est ainsi que je lui écrivais en octobre 2010 :  je viens de terminer ton livre "Chemins croisés…" Merci de cette belle lecture qui a toute son actualité aujourd'hui où les gens ne voient plus ce que c'était avant les innovations sociales de nos deux militants. Je crois qu'il faudrait reprendre les citations que tu nous donnes pour les re-diffuser !  Michel a récemment attiré notre attention sur le fait que nous entrons dans l'année Ambroise Croizat, mais je lui laisse la plume.

Daniel Bret

 

Bonjour les amis.
 Nous entrons dans l’année Ambroise Croizat. 110 ème anniversaire de sa naissance, 60èmede sa mort, 65 éme de la création de la sécurité sociale et des retraites qu’il a fondées. Son œuvre, ses luttes, son message sont d’une actualité et d’une modernité brûlantes. Pour l’événement et pour donner à cet inventeur social la place qui lui revient dans l’Histoire, cette année verra de nombreuses initiatives le commémorant. Il pourrait être bien que chacun d’entre nous, au sein de groupes, syndicats, partis, organisations, associations, soit à l’initiative d’un rassemblement, d’une inauguration (même symbolique) de rues, de places, d’écoles, d’institutions, de salles…). Ainsi, à l’heure où l’on tente de casser ses acquis rendrait-on hommage à la modernité de celui qui a donné au siècle et à l’avenir la couleur de la dignité. (Ci-joint, ci-dessous un texte sur sa vie, ses luttes, son œuvre). Merci à tous.
Michel Etievent, historien, biographe d’Ambroise Croizat


 2011. Année Ambroise Croizat… 

                   2011. Nous entrons dans l’année Ambroise Croizat. 110 ème anniversaire de sa naissance, 60 ème de sa mort, 65ème anniversaire de la sécurité sociale dont il est le bâtisseur. Celui dont l’œuvre et le message résonne aujourd’hui d’une actualité brûlante naît un 28 janvier 1901 comme un fils d’usine. Entre l’éclat des fours de Savoie, son père, Antoine, est  manœuvre. Douze heures par jour pour huit sous de l’heure. À peine le prix du pain. En cette aurore de siècle, dans la cité ouvrière de Notre-Dame-de-Briançon, on vit la misère qui court les pages de Germinal. Pas de Sécurité sociale, pas de congés, pas de retraite. Si la maladie ronge, il faut s’arrêter et le salaire n’est pas versé. On vit alors de la charité ou de la solidarité du quartier. Devant les coulées d’acier, sans aucune protection, l’accident de travail est quotidien. L’espoir, c’est le père d’Ambroise qui l’incarne. Fondateur du premier syndicat CGT des Alpes, il lance en 1906, la première grande grève. Dix jours de bras croisés pour la reconnaissance du syndicat et de la caisse de secours. Une grève pour le droit à la santé, tout simplement. Il l’obtient mais de vieilles revanches l’invitent à s’embaucher ailleurs.Croizat et Paul

                  1907. Ugine. Autre grève, autre départ obligé vers la région lyonnaise. C’est là qu’Ambroise prend le relais du père qui part vers la guerre. À treize ans, il est ajusteur dans une  robinetterie de Lyon.  Derrière l’établi, les mots du père fécondent: " Ne plie pas petit. Le siècle s’ouvre pour toi." Ambroise adhère à la CGT puis à la SFIO. À dix-sept ans, il anime les grèves de la métallurgie lyonnaise. Reste à faire le pas. Celui du congrès de Tours où il entre au PCF en 1920. " Proche du peuple d’où il venait, on le voyait partout, dit un témoin, devant les usines, au cœur d’une assemblée paysanne » Antimilitarisme, anticolonialisme, les deux mots tissent les chemins du militant entre une soupe populaire et une prison de passage. 1927. Il est secrétaire de la fédération des métaux CGTU. La route à nouveau, « militant ambulant ", un baluchon de « Vie Ouvrière » à vendre pour tout salaire. Commence un long périple où il anime les grèves de Marseille, du Nord, les comités de chômeurs de Lille ou de Bordeaux. Sur le terreau de la crise germe le fascisme. " S’unir, disait-il, pour donner à la France d’autres espoirs. Pas unis, pas d’acquis ! » Ces mots, il les laisse  au cœur des luttes où " l’infatigable unitaire " ouvre l’ère du Front Populaire.

                 En 1936, Ambroise, secrétaire de la fédération des métaux CGT réunifiée, est élu député de Paris du PCF dans le 14ème arrondissement. A l’Assemblée, au cœur des entreprises, il impose la loi sur les conventions collectives: une rupture de dignité  pour le salarié qui substitue au droit divin du patronat une codification écrite des conditions de travail établie avec l’assentiment  des délégués du personnel. Présent à Matignon avec Benoît Frachon, il donne aux Accords du même nom, la couleur des congés payés et de la semaine des quarante heures. Mais la route s’ennuage. Croizat organise les solidarités pour l’Espagne, repart sur les routes pour préserver les acquis de l’été 1936. À Munich, le soleil de mai décline devant la capitulation face à l’Allemagne. 1939.  Arrêté le 7 octobre, avec d’autres députés communistes, il est incarcéré à la prison de la Santé. Fers aux pieds, il traverse 14 prisons françaises avant de vivre les horreurs du bagne à Alger.

                 Libéré en février 1943, il est nommé par la CGT clandestine à la commission consultative du gouvernement provisoire d’Alger autour du Général De Gaulle. Il y exerce la présidence de la Commission du Travail. Là, mûrissent les rêves du Conseil national de la Résistance et les inventions sociales de la Libération. La sécurité sociale, bien sûr, dont le postulat colore le programme du CNR de mars 1944 : « Nous, combattants de l’ombre, exigeons la mise en place d’un plan complet de sécurité sociale vivant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail avec gestion par les intéressés et l’Etat ». Les mots, lumineux, reprennent point par point l’article 21 de la déclaration des droits de l’homme de 1793 qui, pour la première fois au monde, ouvrait le droit au travail et à la santé pour tous. A la tête d’une commission de résistants, Ambroise dessine dès l’été 1943 les premières moutures de ce qui allait devenir la sécurité sociale. " Il faut  en finir avec la souffrance et l’exclusion. Nous libérerons les Français des angoisses du lendemain ! ", disait-il à Alger le 14 janvier 1944.

                 C’est ce travail mûri par deux années de réflexion et l’aide des services de François Billoux, ministre de la santé, qui va aboutir à l’ordonnance d’octobre 1945, instituant la sécurité sociale. Le texte écrit, reste à  bâtir l’idée. Le chantier commence en novembre 1945 quand Croizat est nommé au Ministère du Travail. 138 caisses de Sécurité sociale sont édifiées en 2 ans sous sa maîtrise d’œuvre par un peuple anonyme après le travail ou sur le temps des congés, "pour en terminer, selon les mots du ministre, avec l’indignité des vies dans l’angoisse de l’accident, de la maladie, ou des souffrances de l’enfance ». Pierre Laroque qui fut  un des techniciens chargés de la mise en place du nouveau régime déclarait en 1947 : « En dix mois et malgré les oppositions, nous avons pu construire cette énorme structure alors que les Anglais n’ont pu mettre en application le plan Beveridge qui date de 1942 qu’en 1948. Il faut dire l’action irremplaçable d’Ambroise Croizat. C’est son entière confiance manifestée aux hommes de terrain qui est à l’origine d’un succès aussi rapide et remarquable » Rappelons combien  le rapport de force de la Libération permit la naissance de celle que l’on va désormais appeler « la sécu » : un parti communiste à 29 % des voix, 5 millions d’adhérents à la CGT qui a joué un rôle fondateur, une classe ouvrière grandie par sa lutte héroïque dans la résistance.

                 Là ne s’arrête pas l’héritage de celui que l’on appelle  le « Ministre des travailleurs ». Il laisse au siècle ses plus belles conquêtes : la généralisation des retraites, un système de prestations familiales unique au monde, les comités d’entreprises, la formation professionnelle, la médecine du travail, le statut des mineurs, celui des électriciens et gaziers (cosigné avec Marcel Paul), les classifications de salaires, la prévention dans l’entreprise et la reconnaissance des maladies  professionnelles, la caisse d’intempérie du bâtiment, etc.  En octobre 1950, alors que la maladie ronge, ses derniers mots à l’Assemblée Nationale sont pour la Sécurité sociale : « Jamais nous ne tolérerons que soit rogné un seul des avantages de la Sécurité sociale. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie cette loi humaine et de progrès ».  Un appel brûlant pour que la Sécurité sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé, mais reste ce qu’il a toujours voulu qu’elle soit : un vrai lieu de solidarité, un rempart contre le rejet, la souffrance et l’exclusion. Ambroise Croizat meurt à Paris le 10 février 1951. Ils étaient un million pour l’accompagner au Père-Lachaise. Le peuple de France, "celui qui l’avait aimé et à qui il avait donné le goût de la dignité ", écrivait Jean-Pierre Chabrol dans l’Humanité du 18 février 1951.

                                                                                                      Michel ETIEVENT*

*Auteur des livres « Ambroise Croizat ou l’invention sociale » et  « Marcel Paul, Ambroise Croizat, chemins croisés d’innovation sociale». Commandes à l’ordre de  Michel Etiévent, 520 avenue des thermes 73600 Salins les thermes. Prix de chaque ouvrage: 25 euros + 5 euros de port. (Pour les deux : seulement 7 euros de port). Telephone : 04 79 22 54 69 

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